Odile Vansteenwinckel

Notre jeunesse

Quand la société souffre de certains maux et de certaines dérives, il arrive que les corps soient marqués par ça. La société nous transmet ses pathologies sociales, familiales, culturelles. Tabou de la maladie, de la déchéance ou décrépitude, de la fin. La langue de théâtre que je creuse petit à petit est obsessionnelle, sauvage, intime, particulière. Elle situe le «personnage » dans une relation fantasmagorique avec son réel. Dans les couloirs, les interstices de sa réalité. Je viens écrire à la Chartreuse Notre jeunesse, un texte en réponse à la délinquance actuelle et l’enfermement des mineurs dans des «centres » dits IPPJ (institutions publiques de protection de la jeunesse).

Née à Bruxelles en 1980, Odile Vansteenwinckel se forme à Caracas au Venezuela dans la seule école de théâtre publique, l’année de l’élection de Chávez. Un électrochoc. Elle se confronte à un théâtre politique, à vif, sans institution. Depuis, à Bruxelles, elle porte seule ou en collaboration avec des artistes venant de disciplines diverses, belges ou récemment congolais, des projets en tant qu’autrice-metteuse en scène (Gel, Qu’est-ce que l’argent ? Utopia) ; ou en tant que dramaturge notamment pour une compagnie de danse.

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