La Comparution

  • Guillaume Cayet © Alex Nollet/La Chartreuse

GUILLAUME CAYET

Le Désordre des Choses / Auvergne-Rhône-Alpes

metteuse en scène Aurélia Lüscher
sociologue Mathieu Rigouste

La Comparution citera à comparaître l’État et ses politiques répressives, ses choix en matière de maintien de l’ordre, ses marchands de peur, ses idéologues de la répression. En suivant l’itinéraire d’une sœur (qui pourrait s’appeler Assa Traoré), la pièce tentera d’aller au cœur d’une double transformation, celle qui transforme une révoltée suite à la mort de son frère en révolutionnaire, et celle qui transforme une multiplicité de bavures policières en racisme systémique.
La Comparution travaillera sous la forme d’un bal, à la manière d’Ettora Scola. Tout se passera dans un bar. Le bar où la sœur entre et prend la parole, un bar qui se transforme petit à petit en centre d’entraînement pour CRS, en palais présidentiel, en médina algérienne. Avec toujours dans le viseur cette question : d’où vient le fait qu’aujourd’hui en France l’État peut assassiner en toute impunité un corps racisé — qui plus est prolétaire ?

Depuis sa dernière résidence pour Nos Étranges, Guillaume Cayet a écrit en 2018 Neuf Mouvements pour une cavale (aide à la création Artcena) autour de l’histoire du paysan Jérôme Laronze tué par un gendarme en Saône-et-Loire. Il écrit également La Meute, une commande d’écriture sur le délit de solidarité pour le projet Dans le vif (initié par Ronan Mancec). Il s’intéresse également à l’écriture pour la jeunesse (14-17 ans) avec l’écriture de deux pièces Les Deux et Les Élémentaires.
Parallèlement à son travail d’auteur au sein notamment de la compagnie Le Désordre des Choses, il continue ses collaborations avec la metteuse en scène Julia Vidit et le metteur en scène Guillaume Béguin.

Partenaires le Centre dramatique national de Normandie-Rouen ; la MC93-Maison de la culture de Seine-Saint-Denis Bobigny.

Avec le soutien de la Chartreuse-CNES ; de Théâtre Ouvert-Centre national des dramaturgies contemporaines ; du Grand Parquet-Maison d’artistes associée au Théâtre Paris-Villette.