Là où je croyais être il n’y avait personne

  • Shindo © Romain Pierre

compagnie Shindô

Les Traités de la perdition - volet II

compagnie Shindô / Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur
conception, jeu, scénographie Anais Muller et Bertrand Poncet
direction d’acteur Pier Lamandé
avec Anais Muller, Bertrand Poncet, Pier Lamandé

« Ainsi l’on fait ce que l’on veut, mais jamais ce que l’on avait voulu. » Robert Musil

Perdu au milieu de nulle part, il y a un bal. Dans ce bal, il y a Bertrandet Anais. Ils sont à la recherche d’une idole et la trouvent en la personne de Marguerite Duras, qui semble habiter le bal inhabité. Petit à petit, les fantômes surgissent et sur les traces de Marguerite, Anais se perd au point que Bertrand se demande si Anais n’est pas en réalité Marguerite. À la façon de leur idole, ils écrivent une histoire. C’est l’histoire d’une soeur qui aime son frère. La soeur avoue au frère son amour et aux confins de l’interdit, ils vont tout risquer jusqu’à tenter l’inconcevable : la perte totale de leur identité.

Pour contrer la solitude et l’ennui, Anais et Bertrand jouent à faire du « théââââtre ». Anais a une pelle et Bertrand un marteau-piqueur. Ils creusent des trous ; ils creusent des trous sans savoir pourquoi. Bert et Ange c’est un duo philosophant sur la vie et qui se demande c’est quoi vivre alors ? Pourquoi rêver toujours d’être un autre quand on peine déjà à savoir qui on est ? Réflexion faite, l’idée leur est apparue que nos choix et nos désirs ne nous appartenaient pas et que donc l’homme, être de fiction et de culture, semblait être, naturellement et facilement manipulable. Sous forme de traités, qu’on  appellera Les Traités de la perdition, les spectateurs pourront suivre Ange et Bert évoluant dans leurs fantasmes pour mettre en exergue la mort d’un monde qui se décompose de l’intérieur.

Coproduction Théâtre d’Arles ; La Passerelle-Scène nationale des Alpes du Sud, Gap ; Comédie de Picardie.

Avec le soutien de la Chartreuse-CNES.