le programme en PDF (avec le calendrier des spectacles & rencontres)

 

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Alain Ceccaroli
Bernard Plossu
   
 
   
  SPECTACLES
     
 
logo avignonAJOUR
de Valère Novarina

MISE EN SCÈNE Christine Dormoy
COMPAGNIE Le Grain Théâtre de la voix

du 8 au 22 juillet 2007 à 16h
les 13, 15, 18 juillet à 16h et 18h30
(relâche les 10, 16, 19 juillet)
Cave du Pape durée estimée 1h15
     
   

création 2007 AVEC Katy Deville, Philippe Dormoy, Géraldine Keller, Chris Martineau
SCÉNOGRAPHIE Philippe Marioge
COSTUMES Cidalia Da Costa
LUMIÈRES Paul Beaureilles
COMPOSITION MUSICALE (Treize organa) Arnaud Petit assisté de Laurent Sellier
CRÉATION POUR ALTO ET VOIX Chris Martineau
RÉALISATION ET INFORMATIQUE MUSICALE La Muse en circuit
ADMINISTRATION Marie Perret assistée de Julie Haméon

CORÉALISATION FESTIVAL D’AVIGNON 2007 – LA CHARTREUSE.
PRODUCTION COMPAGNIE LE GRAIN. COPRODUCTION LA CHARTREUSE- CENTRE NATIONAL DES ÉCRITURES DU SPECTACLE, OFFICE ARTISTIQUE DE LA RÉGION AQUITAINE, LA MUSE EN CIRCUIT - CENTRE NATIONAL DE CRÉATION MUSICALE. AVEC LE SOUTIEN DU THÉÂTRE D’ARRAS, DU CENTRE FRANÇOIS MAURIAC DE MALAGAR (33), DU CONSEIL RÉGIONAL D’AQUITAINE, DE LA SACEM ET DE L’ADAMI.
LA COMPAGNIE LE GRAIN EST CONVENTIONNÉE PAR LE MINISTÈRE DE LA CULTURE -DRAC AQUITAINE ET SUBVENTIONNÉE PAR LE CONSEIL RÉGIONAL D'AQUITAINE, LE CONSEIL GÉNÉRAL DE GIRONDE, LA VILLE DE BORDEAUX

     
   
Trouée, percée… à l’origine du mot « Ajour » il y a dans le tissu ou la matière : un vide traversé de lumière.
C’est à la Chartreuse, dans l’épaisseur de la pierre de La Cave du pape que nous avons choisi l’espace de décantation où plonger le langage et le voir redescendre pour naître.


« Au fond de la personne, personne », nous dit Novarina. L’acteur est au centre de cette visite géologique. D’abord proférer le texte, le prendre au pied de la lettre et faire apparaître dans le langage le mouvement de la pensée entre les vides. Mettre la parole en exercice, en respiration, en expérience et en action. La dépenser dans l’espace, l’éprouver, la dilater par l’acoustique naturelle, la diviser jusqu’à voir sourdre de l’acteur « la floraison personnée », jusqu’à entendre dans la lumière du mot “conduit” la naissance de la polyphonie.
Assis en bi-frontal sous la voûte, les spectateurs délimitent un passage où le souffle circule car c’est peut-être depuis l’intérieur de la baleine qu’il sera possible d’écouter-voir la parole raisonner et les langages dont les racines arrivent de partout. L’ajour, au zénith de la cave, offre une prise d’air rectiligne et dessine dans l’épaisseur de la pierre un carré par lequel, à seize heures, un rayon de soleil fuse découpant précisément au sol un rai de lumière diffractée. Nous irons y examiner à la loupe « le tissage de cette matière soufflée visible en volumes et en perpétuel mouvement, la parole. »
Les compagnons de cordée pour cette expédition « logoscopique » au centre de l’acteur, font partie des équipes artistiques ou techniques de la Compagnie le Grain, de la Chartreuse, de la Muse en Circuit et du Théâtre d’Arras. Ils sont : acteur pneumatique, musicien réversible, chanteur téléscopique, compositeur d’organa, improvisateur de-cordes-soufflées, scénographe- énumérateur, réalisateur sonore, costumier-paysagiste, éclairagiste d’escalade et raboteurs d’estrade.

La création d’Ajour est une expérience, celle d’un rêve sur-éclairé où regarder le théâtre dans la géologie des espaces « raisonnants ».
Il faut dire au spectateur d’y venir avec un périscope, un soufflet à parole, un manuel de boucherie, un nécessaire de passementerie, et un filet à chausse-trappe pour diviser le dialogue en trois au centre des quatre points cardinaux.


Christine Dormoy, le 18 mai 2007

Ajour est le chapitre 7 de Lumières du corps de Valère Novarina, P.O.L, 2006.
     
    En résonance avec les expositions d’Avignon, des photographies des spectacles de Valère Novarina
par Frédéric Aubert, Mario Del Curtio, Thierry Gründler, Olivier Marchetti, Laurence Mayor, ainsi qu’une toile et un dessin sont présentés à la Chartreuse.

Jardin d’hiver, déambulatoire du Cloître
Saint Jean, Cellule P (entrée libre)
     
    229. Le langage apparaît ici
visiblement aux yeux de tous pour ce qu’il est : la matière
spirituelle du corps humain. Portant encore avec elle l’ombre du souffle qui l'a soufflée. Il y a tout au cours du déroulement du drame - derrière le drame - comme une phrase inverse, une pensée par ellipses,
une partition de blancs et de syncopes - comme le négatif, l’envers de tout ce qui est dit. C’est de la présence tangible
et tactile de cette architecture de vide, de cette œuvre du souffle, que vient l'émotion.


Ajour, Valère Novarina
     
     
     
  puce logo avignonMACHINE SANS CIBLE
partition pour 7 interprètes

TEXTE ET MISE EN SCÈNE Gildas Milin
COMPAGNIE Les Bourdons Farouches

du 10 au 22 juillet 2007 à 18h
(relâche les 12 et 18 juillet) Tinel
durée estimée 2h30
     
    création 2007AVEC Marc Arnaud, Morgane Buissière, Julia Cima, Rodolphe Congé, Éric Didry, Déborah Marique, Gildas Milin
ASSISTANTS Yann Richard, Guillaume Rannou
STAGIAIRE mise en scène Quentin Bonnell
COSTUMES Magali Murbach
SCÉNOGRAPHIE Gildas Milin et Françoise Lebeau
PHOTOGRAPHIES Jean-Gabriel Lopez
LUMIÈRE Bruno Goubert
RÉGIE GÉNÉRALE Éric Da Graça Neves
CONCEPTION ET RÉALISATION DU ROBOT Milan Jancic - La grange
ADMINISTRATION Françoise Lebeau, lelabo
www.lelabo.asso.fr


PRODUCTION LES BOURDONS FAROUCHES
COPRODUCTION FESTIVAL D’AVIGNON, LA CHARTREUSE-CENTRE NATIONAL DES ÉCRITURES DU SPECTACLE, THÉÂTRE NATIONAL DE LA COLLINE, SCÈNE NATIONALE DE CAVAILLON, L’HEXAGONE - SCÈNE NATIONALE DE MEYLAN, CCAS
AVEC LE SOUTIEN DU JEUNE THÉÂTRE NATIONAL ET DE LA RÉGION ÎLE-DE-FRANCE
PRODUCTION DÉLÉGUÉE LELABO
     
   
machine scèneUn homme a l’intention d’écrire sur l’amour et l’intelligence. Pour se donner des outils de travail, il convie quelques amis et connaissances à une séance d’enregistrement. Chacun se livre à l’exercice difficile, intime, de dire ce qu’il pense être l’amour, l’intelligence. Existe-t-il des ponts entre les deux ?
Il propose une expérience concrète sur l’amour à partir d’une expérience scientifique basée sur la théorie de l’empreinte de Konrad Lorenz. Il introduit dans le groupe un « générateur numérique aléatoire ». C’est un robot dont les déplacements, les mouvements et rotations répondent à la transcription de chiffres tombés au « hasard ». Il a été conçu pour vérifier l’influence de certains médiums sur sa trajectoire a priori chaotique. Par blague, autant que par curiosité, le groupe fait l’expérience d’envoyer des messages mentaux d’amour au robot pour voir si l’amour influe ou non sur sa trajectoire. Au cours de l’expérience, le comportement des êtres humains s’avère au moins aussi chaotique et irrationnel que celui de la machine.

Les sciences sont devenues un outil inévitable. Elles sont partout et c’est difficile pour moi de penser « théâtre contemporain » sans passer par du scientifique, du technologique ou du technique. Dans Machine sans cible, il est à nouveau question des sciences, de psychophysique, de paranormalité. Mais le pari est aussi de faire une pièce très émotionnelle, très simple, au fond.
(…) La pièce mêle en quelque sorte la comédie et le film d’horreur : les gens parlent, s’amusent, se font peur avec des histoires de fantômes ou de morts-vivants… et d’un seul coup des morts-vivants arrivent réellement. Sauf qu’ici les morts-vivants sont remplacés par l’amour. (…)


Gildas Milin, extrait de On ne badine pas avec la mort, entretien avec Frédéric Plain, septembre 2006
     
    Retrouvez Gildas Milin et ses acteurs pour la lecture de R.U.R. le 12 juillet à 17h30 dans le cadre de la Sonde # 0007, Du Robot au théâtre
     
   
(...) si on veut vraiment vraiment qu’un papillon vienne se poser dans sa main je
ne sais pas si le mieux c’est d’essayer de l’attraper
tu vas sûrement le rater     il va s’enfuir ou si tu veux l’attraper tu risques de le tuer
de le blesser     mais si tu tends la main juste si tu tends la main     ouverte
que tu es prêt à attendre un peu sans trop bouger     respirant doucement
alors peut-être que le papillon va venir      c’est rare      se poser c’est
la même chose avec un oiseau      les mêmes mots avec n’importe quel oiseau
et les poussins se posent là au bout de nos bras peut-être (...)