le programme en PDF (avec le calendrier des spectacles & rencontres)

 

flyingpig
milin
Dormoy
novarina
Alain Ceccaroli
Bernard Plossu
   
 
     
  SONDES #
     
    dolly
Le Centre national des écritures du spectacle proposera à partir de l’automne 2007 de lancer trois dynamiques collectives de réflexion et de recherche, qui, à la manière de sondes, vont être des agents d’exploration des conditions contemporaines de la création pour la scène.
Mc Luhan envisageait le théâtre comme une « multi-sonde » explorant de manière incomparable, par sa capacité à combiner plusieurs médias, du jeu de l’acteur aux arts visuels, de la musique à la danse, son environnement culturel, médiatique et technologique.
La sonde #  sonde 1  ira à la découverte de l’acteur à partir des questions soulevées par la robotique et le cyborg, c'est-à-dire le rapport homme/machine désormais ancré dans notre vie quotidienne. Cette première sonde sera nourrie des échanges entre artistes et scientifiques initiés dès ce mois de juillet dans la journée Du Robot au théâtre. La sonde #  sonde 2  examinera les liens réciproques entre la scène et les nouveaux médias sur la scène dans une perspective d’expérimentation et de questionnement artistique, culturel et politique. La sonde #  sonde 3  explorera la question de l’écriture théâtrale à partir des mutations de l’écriture — que nous abordons tous au travers des nouveaux supports sur lesquels nous écrivons — et ses implications sur la manière de composer et d’écrire pour la scène. Ces processus appelés à s’entrecroiser seront ouverts aux résidents et aux non-résidents ainsi, qu’à certaines étapes, au public. Il s’agit, en dessinant de nouvelles orbites autour de l’univers théâtral, de ressaisir la manière dont le théâtre crée des rapports conscients, critiques et renouvelés à son environnement. C’est en nous révélant des choses dont nous n’étions pas conscients que le théâtre nous nourrira de son énergie et restera un agent collectif de perception plus que jamais nécessaire.

Franck Bauchard
directeur adjoint, responsable du Centre national des écritures du spectacle
     
     
   
Je est un autre
Associé à la bande dessinée, au cinéma ou à la science-fiction, nous avons oublié que le robot est né en 1920 au théâtre sous la plume du dramaturge tchèque Karel Čapek dans un geste qui garde toute sa portée poétique. C’est donc au théâtre que naît cette machine conçue à l’imitation de l’homme dans une dramaturgie qui mêle industrie, amour, pouvoir et domination. Trou noir, pour des raisons sans doute obscures, de notre histoire du théâtre, cette pièce reste une référence pour la recherche en robotique. Tout se passe aujourd’hui comme si l’avancée de la recherche conférait une nouvelle densité aux intuitions de Čapek. Il a anticipé singulièrement le fait que l’homme se regarde, se redéfinit désormais à travers la machine. Cet été, Gildas Milin nous propose une troublante rencontre entre l’homme programmé et la machine déprogrammée à l’heure où la robotique n’est plus cantonnée à la sphère de l’industrie mais envahit la vie quotidienne à travers notamment les jouets intelligents. Le robot nous tend un troublant miroir où se rejoue dans des reflets énigmatiques l’identité de ce qui fait l’homme. C’est peut-être la raison profonde de sa naissance hier au théâtre. C’est sans doute aujourd’hui un point de départ pour une réflexion renouvelée sur l’acteur.
     
     
  puce SONDES # 0007
Du Robot au théâtre


le 12 juillet à partir de 10h30
(entrée libre)
     
   
     
    video
retransmission vidéo de la journée
     
   
Une journée organisée autour de la circulation de la parole entre chercheurs et artistes sur les développements de la robotique et les liens que l’on peut établir entre les avancées scientifiques et la question du théâtre, de l’acteur… Qu’est-ce qui distingue le robot d’une machine ? Qu’est ce que l’émotion artificielle ? En quoi les robots nous ont permis de reconsidérer ce qu’est l’intelligence ? Sommes-nous des cyborgs ? … Voilà en vrac quelques questions parfois vertigineuses autour desquelles tournera cette rencontre.
     
   
Rencontres-débats animés
par Franck Bauchard
et Emmanuel Vergès
Avec les chercheurs :
Daniela Cerqui,
Frédéric Kaplan,
Fiorella Operto,
Alexandre Vienne
Et les artistes :
France Cadet,
Gildas Milin,
Jean-François Peyret,
Gisèle Vienne
     
    france cadetFRANCE CADET
Enseignante à l’École Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence, France Cadet a d’abord étudié les sciences. Ses installations multimédias - des robots chiens entièrement reprogrammés avec des comportements inhabituels - questionnent de façon ironique et ludique les limites de la science : le danger d’accidents potentiels, l’étude comportementale animale ou humaine, l’artificialisation de la vie, les effets délétères du clonage ou de l’eugénisme, etc. Son travail a été récompensé par VIDA 6.0, un concours international sur L’Art & la Vie Artificielle, aux Digita Awards 2004 à Tokyo.

daniela cerquiDANIELA CERQUI
Anthropologue, Daniela Cerqui est spécialisée dans l'étude des liens entre technologie et société et, plus fondamentalement, humanité. Elle a récemment passé deux ans dans le laboratoire du premier humain à s'être fait implanter une puce électronique reliée à son système nerveux. Elle s'interroge quant aux enjeux liés à de telles pratiques qui, sous prétexte d’améliorer l’humain, pourraient conduire à sa modification radicale, voire à sa disparition.

FraissePHILIPPE FRAISSE
Ancien élève de l'École Normale Supérieure de Cachan, Agrégé de Génie Électrique. Docteur en Automatique, chercheur dans le domaine de la Robotique depuis 1994 au LIRMM à Montpellier. Il est actuellement professeur à Polytech'Montpellier (Université Montpellier 2). Ses centres d'intérêts sont la commande des robots manipulateurs, des robots mobiles, des robots humanoïdes ainsi que des robots commandés à distance via Internet. Il totalise environ plus de 80 communications internationales dans le domaine et a contribué à 3 ouvrages sur la commande des Robots.

frederic kaplanFRÉDÉRIC KAPLAN
Ingénieur et docteur en intelligence artificielle, Frédéric Kaplan, après dix ans de recherche chez Sony, supervise aujourd’hui une nouvelle équipe dans le domaine du mobilier interactif à l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL). Dans ses recherches, il explore la manière dont les objets de demain pourraient devenir différents au fur et à mesure que l’on interagit avec eux et apprendre les uns des autres, constituant ainsi un écosystème en perpétuelle évolution.


jean lambert-wildJEAN LAMBERT-WILD
Écrivain, metteur en scène et scénographe, il fut notamment l’assistant de Michel Dubois et de Matthias Langhoff. Directeur artistique de la Coopérative 326 de 1998 à 2006, il fut parallèlement artiste associé au Granit - scène nationale de Belfort. Depuis 2007, il dirige la Comédie de Caen – CDN de Normandie. Il place au cœur de son projet la mise en réseau de compétences artistiques, techniques ou scientifiques afin d’explorer de nouvelles perspectives théâtrales, musicales ou scénographiques.

gildas milinGILDAS MILIN
Comédien, metteur en scène et auteur (associé en 2004 et 2008 au Théâtre National de la Colline), Gildas Milin est publié aux Éditions Actes-Sud Papiers : L’Ordalie, Le Triomphe de l’échec, Le Premier et le dernier, Anthropozoo, L’Homme de février. Il enseigne régulièrement aux écoles d’acteurs du TNB, du TNS, de Lille ainsi qu’à l’ERAC. Ses récentes créations rendent compte de son intérêt pour les sciences.


fiorella opertoFIORELLA OPERTO
Fiorella Operto est spécialisée dans la médiation scientifique qu’elle met en œuvre en collaboration avec de nombreux laboratoires à travers le monde. Son activité est centrée sur le développement des nouveaux moyens de faire connaître la science en adaptant les arts de la composition à un contenu rationnel et exact (roman, théâtre, cinéma, documentaire, musique, publicité). Elle a lancé avec succès une collection de publications en italien. Avec l’appui du département Robotique du CNR italien, elle œuvre à une meilleure connaissance de cette discipline. Elle est également la cofondatrice de l’École de Robotique.

jean-francois peyretJEAN-FRANÇOIS PEYRET
Jean-François Peyret est metteur en scène. Son théâtre a abordé, depuis Un Faust-Histoire naturelle (écrit avec Jean-Didier Vincent, 1998), les rivages de la science : rencontre avec Alan Turing et la révolution informatique, avec Charles Darwin et la théorie de l’évolution (c’est, avec le neurobiologiste Alain Prochiantz, le cycle du Traité des formes de 2002 à 2004), ou encore avec la mathématicienne et romancière russe Sophia Kovalevskaïa dans Le Cas de Sophie K. (création à la Chartreuse dans le cadre du Festival d’Avignon 2005.) Prochaine création : Tournant autour de Galilée (TNS, Théâtre National de l'Odéon, 2008).


emmanuel vergèsEMMANUEL VERGÈS
Emmanuel Vergès est directeur de ZINC à la Friche la Belle de Mai et docteur en Information-Communication.
Initié en 1998, ZINC est un Espace Culture Multimédia qui soutient et accompagne les pratiques numériques artistiques et culturelles, au plan local, régional et international. C’est un laboratoire et un espace ressource pour les publics, artistes et professionnels. S’y développe une démarche d’éducation permanente, d’expérimentation et de recherche artistique et des processus de coproduction de projets dans le champ des Cultures Numériques et libres.

gisèle vienneGISÈLE VIENNE
Issue de l’École supérieure nationale des Arts de la Marionnette, elle a créé ses spectacles en collaboration avec étienne Bideau-Rey et dirige avec lui deux revues, Corps/Objet – Sur le rapport du corps au corps artificiel, éditées par le Centre chorégraphique national de Grenoble. Depuis 2004, elle a chorégraphié et mis en scène I Apologize et Une Belle Enfant blonde / A young, beautiful blonde girl (création 2005). Elle crée ensuite, en collaboration avec Dennis Cooper à la mise en scène, la pièce Kindertotenlieder en février 2007 et travaille actuellement à la préparation de Jerk, un radio-drame diffusé sur France Culture en juin 2007 dont la création est prévue pour mars 2008.

ALEXANDRE VIENNE (sous réserve)
     
     
   
robot
Caricature de Karel Čapek en robot par son frère Joseph (artiste peintre).
© courtoisie de Kristina Vánová, Památnik Karla Capka
puce  LECTURE
de Reson’s Universal Robots
de Karel Čapek

Figure essentielle du milieu littéraire tchèque Karel Čapek (1890-1938), est dramaturge, nouvelliste, romancier, journaliste et traducteur de poésie française. R.U.R. est créée en janvier 1921 au Théâtre National de Prague dans une mise en scène de Vojta Novák et connaît immédiatement un succès international. Elle est montée en 1922 aux États-Unis suscitant quelques controverses et en 1923 en Allemagne par Friedrich Kiesler qui invente à cette occasion un dispositif préfigurant la télévision. Pour sa création à Paris, au Théâtre des Champs-Élysées en 1924, dans une mise en scène de F. Komissarjevski, Artaud interprète le rôle du robot Marius. Au Japon, suite à sa création sous le titre Hommes Artificiels (Jinzo Ningen, 1924), la mode des robots s’étend dans toutes sortes de médias : cinéma, roman ou encore bande dessinée.

« Domin : Ainsi, à force de simplifier l’homme, il a créé le robot. Chère Mademoiselle, les robots ne sont pas des hommes. Du point de vue mécanique, ils sont plus parfaits que nous, ils ont une étonnante intelligence rationnelle mais ils n’ont pas d’âme. Vous voyez, Mademoiselle, le produit de Rossum est techniquement supérieur au produit de la nature. »
in R.U.R. de Karel Čapek, 1920, traduit du tchèque par Jan Rubes, éditions de l’Aube, 1997. Titre original, Rossum’s Universal Robots.
     
    puce  PROJECTION
de Robots : myth and reality
court-métrage de Michael Bruce Sterling
réalisateur, Manuel Stefanolo, Italie

Auteur de science-fiction américain, souvent rattaché au mouvement Cyberpunk, théoricien et critique du cyber espace et des arts numériques, Michael Bruce Sterling s’est rendu sur la tombe de Karel Capek. Ce retour aux sources est l’occasion pour lui de revisiter la figure du robot.
     
   
puce  DU CNES AU cnes
 
L’Observatoire de l’Espace du Centre National d’Études Spatiales s’associe à cette journée de façon littéraire et scientifique.
   
  Lecture de la nouvelle Correspondance amoureuse d’un modèle récent d’homme de ménage, de Thomas Gunzig

Une commande de l’Observatoire de l’Espace, créé en 2006 à l’occasion de la 11e semaine de la langue française et publiée dans Espace(s) n°2. Une sonde spatiale est envoyée en orbite terrestre, puis vers la Lune et Mars, pour récupérer et recycler tous les débris et artéfacts humains laissés sur place lors des diverses missions spatiales. Les missives transmises par le robot à son concepteur nous font parcourir le système solaire sur ses traces. Une réflexion sur les débris spatiaux et sur le lien qui nous rattache à la Terre.
Thomas Gunzig a reçu en 2001 le prix Rossel pour son premier roman Mort d’un parfait bilingue (Au diable Vauvert). Il est auteur de nouvelles et a écrit une comédie musicale. Licencié en sciences politiques, il vit à Bruxelles.
 
robot cnesCourts-métrages documentaires : Les Robots de l’espace 25mn
Pour découvrir les multiples automates et prothèses mécanisées qui prolongent la présence de l’homme dans l’espace : satellites en orbite autour de la Terre, expériences d’étude de la vie, véhicules planétaires ou encore sondes lancées dans le système solaire…
     
     
   
LA JOURNÉE du 12 juillet

à partir de 10h30
Boulangerie entrée libre
Réservation conseillée au 04 90 15 24 45
en raison du nombre limité de places


Possibilité de partager un buffet en compagnie des chercheurs et artistes midi et/ou soir aux Jardins d’été de la Chartreuse, 18e par personne pour un repas, 30e pour les deux repas.
Réservation impérative avant le 9 juillet inclus
au 04 90 15 24 45


     
   
10h30 .................

Accueil du public — Début des rencontres — débats entre chercheurs et artistes.
En ouverture lecture de Correspondance amoureuse d’un modèle récent d’homme de ménage, de Thomas Gunzig par un comédien de la compagnie Les Bourdons Farouches

   
13h - 14h30 ......... pause déjeuner
   
17h .................... Fin des rencontres-débats
17h30 .................

Lecture de R.U.R. de Karel Čapek par l’ensemble de l’équipe de Machine sans cible de Gildas Milin
Projection du court-métrage de Bruce Sterling Robots : myth and reality avec l’aimable autorisation de La Scuola di Robotica de Gênes

19h .................... Atterrissage en douceurS
sur une proposition de Jean Lambert-wild
   
20h ................... pause dîner
   
22h ................... Projection du programme de courts-métrages Les Robots de l’espace du Centre National d’Études Spatiales
     
     
    Les recherches documentaires ont été établies avec le concours de la Maison Jean Vilar.

On trouvera, à la librairie de la Chartreuse, une sélection d’ouvrages de référence autour de la problématique de cette journée.