… sont au programme des
34es Rencontres d’été de la Chartreuse, du 5 juillet au 9 septembre 2007.
Cette année à nouveau notre coopération « historique » avec le Festival d’Avignon se manifestera par l’accueil à la Chartreuse de deux spectacles, dont les équipes auront été en résidence de création pendant le mois de juin.
Ajour, d’après un texte de Valère Novarina, mis en scène par Christine Dormoy sera présenté dans la Cave du Pape en écho souterrain à L’Acte inconnu, du même auteur, dans la Cour d’honneur au Palais des Papes. Machine sans cible, création de Gildas Milin proposera, dans le Tinel de la Chartreuse, une conversation sur l’amour et l’absence, en présence (équivoque) d’un robot.
Les robots, précisément, tiendront une place centrale dans notre programme : une journée leur sera consacrée, première « sonde (1) » lancée vers les implications de la technique et de la science sur les écritures du spectacle en général, et le travail de l’acteur en particulier.
La traduction de textes contemporains initiée depuis plusieurs années dans les rencontres TER (Traduire, Éditer, Représenter) manifestera notre inscription dans les priorités culturelles de l'Europe. La présence renouvelée de la maison d’édition l’Entretemps à travers sa collection Carnets de rue donnera la mesure de notre intérêt pour ses propositions croisées autour des arts plastiques, de la poésie, de la littérature et du théâtre.
C’est l’Europe encore qui sera au centre de plusieurs rencontres professionnelles de ce mois de juillet, avec Relais Culture Europe (sur la politique culturelle de l’union européenne) et l’association des Villes et régions de la Grande Europe pour la Culture (les mêmes thèmes vus sous l’angle de la coopération décentralisée). Autres partenaires, autres thèmes de réflexion, actuels et universels : L’INJEP (Institut national de la Jeunesse et de l’Éducation populaire), l’ANRAT (Association nationale de recherche et d’action théâtrale), la CITF (Commission Internationale de Théâtre Francophone), la FATP (Fédération des Associations de Théâtre Populaire), le Théâtre de la Digue complèteront, par leurs propres séminaires ou stages, ce tissage qui donne sens à notre inscription dans le réseau européen des centres culturels de rencontre.
Et c’est bien le monument qui dévoilera ses mystères et ses métamorphoses insolites ou improbables dans l’exposition La Chartreuse, silences habités des photographies de Alain Ceccaroli et Bernard Plossu, accompagnées des textes de Michel Beretti et Bernard Noël ou dans l’installation de quinze jardins mobiles et éphémères avec L’Hypothèse de la brouette.
Au mois d’août, la tonalité musicale (re)prend le dessus, avec le même souci de croisement des disciplines et des publics. De chansons en concerts-promenades, la saison s’achèvera, début septembre, en musique contemporaine, avec, pour la seconde année, l’Académie franco-allemande Opus XXI.
Patrimoine, éducation artistique, création vivante, technologies de la numérisation et de la production artistique, dimension culturelle européenne : la Chartreuse, à l’occasion de ces Rencontres d’été continue à s’affirmer comme un laboratoire des politiques culturelles adapté aux enjeux les plus contemporains.
Bienvenue à tous.
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(1) Marshall Mc Luhan : « le théâtre est une multi-sonde » in Du cliché à l’archétype, HMH, Montréal