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Alain Ceccaroli
Bernard Plossu
   
 
     
  EXPOSITION
     
  CECCAROLI / PLOSSU
La Chartreuse, silences habités  —  Photographies
     
    du 5 juillet au 16 septembre 2007
Sous-Sacristain, Grand Cloître, Église
horaires et prix d’entrée du monument
     
     
   
Alain CeccaroliUne mystérieuse présence au monde

Pendant longtemps, les photographies d’Alain Ceccaroli se sont dispensées de représenter des hommes. Mais ses paysages portent les cicatrices ineffaçables des actions humaines et révèlent en négatif une mystérieuse présence au monde.
Les prises de vues nocturnes de la Chartreuse suscitent elles aussi ces présences, évanouies dès qu’apparues. Elles bruissent de leurs voix qu’elles suggèrent, celles de ses anciens habitants, des pères en prière, sans fin, comme l’écriture. Le travail soigneux du grain recrée la vision qu’on a de ces lieux de passage aux petites heures de la nuit, quand la Chartreuse est rendue à sa solitude ; quand les temps se recouvrent l’un l’autre.
C’est dans ce cadre propice aux apparitions que sont révélées dans une autre série d’images les premières représentations humaines de cette œuvre photographique. Des portraits, face et profil, sont les icônes d’une identité problématique : touristes ? membres du personnel ? résidents ? Seuls des prénoms font semblant de nous renseigner. Semblable à l’imagier du Moyen-Âge, le photographe a avivé les couleurs des vêtements de ses sujets et inscrit leurs corps en à-plat dans l’architecture de la Chartreuse. Il indique qu’il y a dans ces figures un mystère, qu’elles sont ce mystère, sans jamais le révéler. Le dévoilement finira bien par advenir, pour ceux qui y croient.

Michel Beretti, écrivain
     
   
#  retrouvez le travail d'Alain Ceccaroli sur le site de la Chartreuse
   
#  retrouvez le travail d'Alain Ceccaroli sur le site du Centre de l'image
     
   
tryptique
   
Chartreuse
   
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Bernard PlossuLe cadre d’un probable malentendu…

Bernard Plossu ayant accepté de donner à voir la Chartreuse, choisit des lieux significatifs et, cependant qu’il les montre, jouant de la déviation, qui est tout l’art du photographe, saisit sur eux son propre regard. Une ombre, un reflet, une imbrication d’angles, un porte-à-faux, une trouée de clarté ou de ténèbres suffisent à faire que le nom, qui vient spontanément aux yeux devant les choses, soit tout à coup moins présent que la qualité jusque-là inconnue qu’on voit sourdre de l’image. Le reconnaissable est comme vaporisé dans ce qui devient son auréole, sauf qu’au lieu de se perdre dans cette élévation, il y retrouve tout son poids de réalité. C’est qu’on entre à cet instant dans le partage de l’intimité mystérieuse qu’est la vision d’un regard tel qu’il se matérialise dans son acte même. Bernard Plossu traite à chaque fois l’espace visuel en espace du dévoilement si bien que tout spectateur qui s’engage dans ce mouvement ne se contente plus jamais d’oublier les choses sous leur nom…

Bernard Noël, écrivain
     
   
#  retrouvez le travail Bernard Plossu sur le site de la Chartreuse
   
#  retrouvez le travail Bernard Plossu sur le site Documents d'artistes
     
   
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