le calendrier des rencontres
(à imprimer)

 

   
 
 

S P E C T A C L E S

   
 
LEVER LES YEUX AU CIEL
FOR, compagnie Hervé Loichemol
texte : Michel Beretti
mise en scène : Hervé Loichemol
   

avec : Juan Antonio Crespillo, Anne Durand, Patrick Le Mauff, Marie-Catherine Theiler
décor : Jean-Claude Maret
Lumière : Christophe Pitoiset
chargée de production : Cécile Espérou-Kenig

Coproduction : Chartreuse de Villeneuve lez Avignon, Théâtre Saint-Gervais Genève et Théâtre de l’Orangerie.
Avec le soutien de l’ADAMI.
FOR, compagnie Hervé Loichemol est subventionnée par la DRAC Rhône-Alpes.

   

du 7 au 22 juillet
7, 8, 9, 11, 12, 13, 14, 17, 18 —> 18H30
15, 19, 20, 21, 22 —> 12h et 18h30
relâche les 10 et 16 juillet
Cave de 25 Toises , durée estimée 1h30

 

   
En 1988, Adriano Sofri, ancien dirigeant de Lotta Continua, fut accusé par un repenti d’avoir commandité l’assassinat du commissaire Calabresi 16 ans plus tôt. Après une dizaine de procès entachés d’irrégularités, d’incohérences et de manipulations, il fut condamné à 22 ans de prison avec deux de ses camarades. Recours juridiques, manifestations de solidarité, publications, spectacles, appels divers et demandes de grâce n’y ont rien fait : enfermé dans la cellule n°1 de la prison de Pise, Sofri n’en sortira qu’en 2015. Il aura alors 73 ans. Pas très loin de là, son dénonciateur vend des crêpes.
Au début tout est simple : Sofri d’un côté, nous de l’autre. Lui, durablement enfermé dans sa prison ; nous, loin, ailleurs, désireux de le raconter, de le montrer, de l’interpréter – et d’en découdre avec l’injustice.
Tout est simple donc : la réalité est circonscrite et le théâtre en rend compte. Les rôles étant répartis, les positions stabilisées, les distances clarifiées, le ciel étant dégagé, le spectacle peut commencer… Hélas, le théâtre ne vit pas d’équilibre, le monde non plus, et leur face-à-face réglé a, depuis longtemps, laissé la place à un combat où tous les coups sont permis.
Et Sofri n’arrange rien.
L’emprisonnement n’a pas fait de lui une matière inerte, ne l’a pas réduit au silence. Du fond de son trou, il ne cesse d’écrire, de publier, d’intervenir, de se montrer. Il parle de tout, de la prison, de la vie, de l’art, de la politique, toujours des autres. Il regarde le monde, le raconte et ne demande rien, ni faveur ni grâce.
Pire, il remue, il bouge, prisonnier modèle, le voilà en semi-liberté. Puis il disparaît dans un hôpital, frôle la mort et se retrouve en convalescence quelque part en Toscane.
La réalité n’est décidément plus ce qu’elle était, la présence non plus, et le théâtre alors ? Allez donc raconter une histoire sans fin, en évolution, en mouvement, essayez de vous colleter avec le vivant. Les relations entre la matière événementielle et la scène, l’image et l’acteur, le documentaire et la fiction, tout bouge, fuit, les certitudes fondent, les nuages s’accumulent et le théâtre prend l’eau.
En réalité, si on peut dire, le jeu s’est renversé : ce n’est pas nous qui interrogeons Sofri, mais lui qui questionne le théâtre. Face à l’absurdité d’une situation odieuse, et du plus lointain d’un horizon à tout jamais bouché, Adriano Sofri continue de se demander à quoi ressemblent les nuages. Et les comédiens, cul par-dessus tête, regardent le ciel et se demandent, comme chez Pasolini : che cosa sono le nuvole ?
Tragi-comique : une histoire de crêpes qui ne passe pas.

Hervé Loichemol

   

 

Rencontre avec l’équipe du spectacle
vendredi 14 juillet, 17h, Cave du Pape

(entrée libre)
     
   
 
COLÈRE ! OBJET NOCTURNE N°18
GROUPE MERCI
textes : Éric Arlix, Ronan Chéneau, Jean-Paul Quéinnec
mise en jeu : Solange Oswald
installation plastique et sonore : Joël Fesel
   

avec : Hélène Azéma, Catherine Beilin, Georges Campagnac, Frédéric Cuif, Sophie Delarue, Aurélie Gard, Gaetano Giunta, Bruno Marchand, Alex Moreu, Marc Ravayrol, Nadège Perriolat, Sacha Saille, Catherine Sémat, Valérie Surdey
Régie et lumière : Cyril Monteil
son : Tom A
costumes : Sylvie Marcucci
vidéo : Stéphane Henry
catering : Stéphanie Hubert, Isabelle Scharff
administration : Émilie Toutain

production : Théâtre National de Toulouse, Pronomade(s) en Haute-Garonne.
soutiens : DRAC Midi-Pyrénées, Conseil régional Midi-Pyrénées, Conseil Général de Haute Garonne, Mairie de Toulouse, DMDTS.

   

Du 10 au 23 juillet 22h et 24h
relâche les 14 et 19 juillet
Grand Cloître, durée estimée 1h30

 

    Colère ! *
Le flux dans lequel nous sommes pris est-il fatal ?
Sommes-nous condamnés à refouler, ou à « zapper » notre colère, cette possibilité, toujours, de remettre autour de soi de l’espace vital pour rétablir une identité niée ?
Héros dérisoires à l’animalité tronquée, sommes-nous condamnés aussi à manifester nos refus, avançant isolés dans nos couloirs de solitude ?
En perte d’adresse, incapables de partager nos rages, et donc aussi de les sublimer !
Nous, à l’esprit critique amoindri, figés dans nos postures, nous piétinons sur des tapis roulants comme les poules du Far West piétinent sur des disques à décharges électriques.
C’est la douleur qui les fait danser, une chose à regarder !

Solange Oswald

* Le Groupe Merci, pour l’occasion, s’est trouvé de nouveaux complices
au tempérament colérique, les auteurs : Ronan Chéneau,
Éric Arlix et Jean-Paul Quéinnec.

 

   

Tentative de paysage pour nos colères
Voici un paysage pour nos colères, un paysage pour essayer de les piéger, embusquées qu’elles sont entre nos désirs et notre raison, un paysage pour qu’elles acceptent un instant de jouer le jeu du théâtre.
Ce poing fermé dans sa poche peut-il sortir sous prétexte de théâtre ? Car si les colères sont souvent au centre du théâtre, il semblerait aussi qu’elles s’y refusent.
Alors, tentons de voir ce qui nous met aux abois et nous amène vers ces colères.
L’homme coincé, l’homme piégé, “ l’homme circulé ” vont-ils râler pour nous ?
Ceci n’est pas un ours dans sa fosse. Ceci est peut-être un homme contemporain.
Poser un paysage pour tenter de déchirer l’opacité de nos émotions face à nos valeurs piétinées, méprisées, bafouées.
Tentons l’expérience.

Toujours pas !
Nous aussi nous aurions aimé avoir ces grandes colères dignes de pourfendre nos injustices les plus retorses.
Nous aussi la mythologie du glaive salvateur, ça nous a plu. Seulement voilà, à chaque fois qu’un glaive retombe, il crée un flot de sang avant de nous “croûter” la conscience. Quant au leader charismatique prêt à rentrer dans la mêlée…
Non merci ! Toujours pas.
Nos colères, on les tiendra au chaud précieusement, comme un poêle qui ronronne et dont attiser les braises n’est pas laissé à n’importe quel malin.
On ne les laissera pas coter en bourse. Ou faire des boutons de manchette.
Non.
On en jouera, un moment. Pour surtout ne pas les laisser s’éteindre.

Joël Fesel

   

 

Rencontre avec les auteurs Ronan Chéneau, Éric Arlix et le GROUPE MERCI
Lectures, débat autour du spectacle Colère !
vendredi 14 juillet, 18h, Cave du Pape

(entrée libre)

Rencontre avec Ronan Chéneau et David Bobée, metteur en scène,
compagnie de l'instant
Lecture du premier texte de l'auteur, Cannibales
vendredi 21 juillet, 17h, Studio

(entrée libre)

     
   
 
HUMAN (articulations)
pièce de cirque
6 interprètes
3 mâts chinois, 1 cadre fixe, 2 aiguilles, 1 échelle

Compagnie LES HOMMES PENCHÉS
texte et mise en scène : Christophe Huysman
   

avec : Florent Blondeau, Colline Caen, Manu Debuck, Christophe Huysman, Antoine Raimondi, William Valet
Scénographie et conseiller cirque : Gérard Fasoli
travail de la voix : Chantal Jannelle
création et régie lumières : Emma Juliard et Patrice Bésombes
construction décor : Ernest Clennell pour Show-Biz
Production/diffusion : Laure Guazzoni assistée d’Agathe Renaud et de Marie Faure pour Et bientôt...

Texte publié aux éditions Les Solitaires intempestifs sous le titre Pièces de cirque, été 2006.

production déléguée : compagnie Les Hommes penchés
Coproduction : Les Subsistances / Lyon / France 2005.2006, Festival d’Avignon, La Chartreuse-Centre National des écritures du Spectacle (Villeneuve lez Avignon), La Faïencerie-Théâtre de Creil, DSN-Dieppe Scène Nationale.
En partenariat avec : La Comète-Scène Nationale (Châlons-en-Champagne), Théâtre de la Foudre-Scène Nationale (Petit-Quevilly).
Avec le soutien de la Région Ile-de-France
Avec l’aide du Centre national des arts du cirque et le soutien de la Région Champagne-Ardenne
Avec l’aide à la création et l’aide à l’écriture du Ministère de la Culture et de la Communication (DMDTS/ DRAC Ile-de-France).
Le festival d’Avignon reçoit le soutien de l’ADAMI pour la production.

   

du 8 au 22 juillet, 18h
relâche les 12, 17, 18, 19, 20
Tinel, durée estimée : 1h15

 

   

Comment font-ils ?
ceux qui jonglent sans couleur
les obscurs les sans-grade les sans-couleur
exactement sans papier sans avenir sans argent
ceux qui jonglent sans couleur sans papiers sans avenir
évidemment et sans argent c’est vertigineux
vertigineux notre rapport à l’événement
vertigineux

   
Des gens préparent le sol, vérifient ; d’autres surplombent un état de nos vies, de nos visages ; nos contours s’en trouvent chamboulés. Un homme perd sa voix, d’autres perdent leur voie.
Un poème des gens avec leur paysage dans leur cervelle, des gens qu’on a volés, dérobés à eux-mêmes, une humanité sans socle, en équilibre instable et dans l’état actuel des choses, un temps mécontent où le collectif est mis à mal.
Des humains perdus tentent par des moyens précaires de se rejoindre, se croisent et s’apostrophent, articulent. Des personnes qui s’en mêlent, qui ont des choses à en dire, à en rire, et réchappent momentanément de nos temps comptés.
Le corps ordinaire, notre corps ordinaire, venir d’un endroit ordinaire et se trouver dans des situations incroyables.
L’association du cirque et du théâtre, de la parole et du corps. Et sur scène le poète, la position du poète frôlant le paysage.
Dans quel paysage et dans quelle grammaire vivons-nous ?

Christophe Huysman — mai 2006

     
     
 

LA COURSE AU DÉSASTRE performance
53 mesures d’urgences, 759 polaroïds
Compagnie LES HOMMES PENCHÉS
poèmes et polaroïds de Christophe Huysman

avec : Jacques André, Christophe Huysman et Max Wolkowinski
réalisation multimédia : Jacques André
développement multimédia : Max Wolkowinski

production déléguée : compagnie Les Hommes Penchés
Avec la complicité d’Et bientôt...

Les 18 et 19 juillet,16h et 18h
Tinel, durée estimée : 40 mn

   

 

Une course en 53 chapitres, 53 petits poèmes en prose que Christophe Huysman fait entendre dans la pénombre du plateau, pendant que 759 polaroïds qu’il a réalisés ces dix dernières années, sont projetés sous forme d’un mur d’images réalisé en direct par Jacques André.

   
     
 

RETROUVEZ AU RÉPERTOIRE DES AUTEURS les biographies, bibliographies et œuvres de

Michel Beretti
Ronan Chéneau
Christophe Huysman
Jean-Paul Quéinnec

   
 

 

crédits photographiques :
pour toutes les photographies, © tous droits réservés
particulièrement, Human © Laurent Massénat
Colère ! © Luc Jennepin (lucjennepin@libertysurf.fr)
Chartreuse © Alain Ceccaroli, commande de la Chartreuse