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Deux temps forts pour ces L E C T U R E S de l’été.
En premier lieu, en collaboration avec la Maison Antoine Vitez et Transfert Théâtral, deux journées sont consacrées à la découverte de huit textes étrangers traduits de l’allemand, du hongrois, du bulgare et du roumain et révélateurs des courants d’écritures qui traversent l’Europe de l’Est. Une façon d’affirmer la place déterminante de la traduction dans la dynamique et la valorisation du théâtre contemporain et de rendre visible le projet TER (Traduire-éditer-Représenter) qui préside à ces lectures et qui aujourd’hui prépare une plate-forme de tous les réseaux professionnels existants (charte de la traduction, site web, rencontres internationales). Ces lectures inscrivent la Chartreuse dans le paysage européen de circulation des œuvres et des artistes.
Autre moment de découverte, celui consacré aux textes qui ont déjà trouvé leur metteur en scène mais qui cherchent encore production et surtout diffusion.
Avec Les Contemporaines, le Centre national des écritures du spectacle met l’accent depuis plus de dix ans sur la découverte d’auteurs qui témoignent de leur temps au travers d’écritures originales et engagées. Moments privilégiés où les équipes artistiques donnent lecture et se prêtent aux questions des professionnels et du public sur le devenir de leur projet de création.
En collaboration avec la Maison Antoine Vitez
Avec le soutien de la DGLFLF et du Conseil régional Languedoc-Roussillon
Avec les comédiens Ludivine Bluche, Lise Boucon, Brice Carayol, Laurent Dupuy, Franck Ferrara, Christelle Glize, Céline Massol, Patrick Mollo, Nicolas Oton (de la compagnie Machine Théâtre*) et Sarah Fourage dirigés par Laurent Hatat, Dag Jeanneret, Marion Stoufflet et Guillaume Vincent.
*La compagnie Machine Théâtre présente De nos jours les saintes vierges ne versent plus de larmes d’après Affabulazione et Porcherie de Pasolini au Festival Off du 7 au 29 juillet à 22h à Présence Pasteur.
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L E C T U R E S - T E R (Traduire - Éditer - Représenter) |
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mercredi 12 juillet, Cave du Pape, Cour des Frères, Salle Gothique
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HAGEN OU L'HYMNE À LA HAINE de Janos Terey (Hongrie) 11h
traduction : Marc Martin
Ce « remake » transpose les personnages du Ring de Wagner dans le monde actuel. Potentats capitalistes – Siegfried, Brünnhilde, Gunther, etc. refont surface au début des années 2000. Nous voilà dans une mégalopole où tout fonctionne à plein régime. Mais comme dans tout thriller, un psychopathe agit dans l’ombre, brûlant de briser cette mécanique. Car à l’inverse de Wagner, le héros de l’œuvre n’est plus Siegfried, le porteur de l’anneau, mais Hagen le nibelung, l’infâme « nain la terreur ».
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INNOCENCE de Dea Loher (Allemagne) 15h
traduction : Laurent Muhleisen
lecture dirigée par Marion Stoufflet et Guillaume Vincent
Fadoul et Elisio, sont noirs et clandestins. Ils voient une femme se noyer dans le port. Elisio perd le sommeil, mais Fadoul trouve un sac rempli d’argent, selon lui un signe de Dieu. Il rencontre Absolue qui, aveugle, danse nue dans un bar et décide de l’aider… Elisio croise Frau Habersatt, qui demande pardon pour les fautes des autres, mais aussi Franz, employé à la morgue et sa femme Rosa, sosie de la noyée… Pendant ce temps, Ella, philosophe vieillissante, soliloque sur la non fiabilité du monde…
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ON EST LES CHAMPIONS de Marc Becker (Allemagne) 17h
traduction : Pascal Paul-Harang (dans le cadre du programme Transfert Théâtral*)
lecture dirigée par Laurent Hatat
Incroyable : la France est en finale de la coupe du monde de football ! Mais la supériorité de l’adversaire est écrasante. Le onze national a autant besoin de réformes drastiques que le pays lui-même. La pièce, long cri de guerre polyphonique, suit en temps réel la dramaturgie d’un match de foot. C’est une parabole ingénieuse et truculente des blocages de la société européenne qui révèle la toxicité idéologique de la langue apparemment innocente et libre du sport et des sportifs.
* Theater-Transfer / Transfert Théâtral est un programme de bourses franco-allemandes pour la traduction de textes de théâtre contemporain attribuées par le Bureau du Théâtre de l’Ambassade de France à Berlin, le Goethe-Institut de Lyon, Beaumarchais à Paris et la DVA-Stiftung de Stuttgart. Le jury composé de professionnels franco-allemands du milieu théâtral se réunit le 12 juillet à la Chartreuse afin de désigner les lauréats 2006. On est les champions est une des pièces dont la traduction a obtenu une bourse Transfert Théâtral en 2005.
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jeudi 13 juillet
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SUPPORTERS de Elin Rahnev (Bulgarie) 11h
traduction : Iana Maria Dontcheva
lecture dirigée par Dag Jeanneret
Ils sont deux êtres solitaires, - musiciens sans emploi, amoureux, désespérés, grands romantiques devant l’éternel – bref, l’image même des outsiders, nés pour vivre dans les années soixante du siècle passé, mais contraints de vivre aujourd’hui. Leur seul salut, le football. Pourtant, leur équipe ne gagnera jamais.
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FUCK YOU EUROPA ! de Nicoleta Esinencu (Roumanie) 15h
traduction : Mirella Patureau
lecture dirigée par Dag Jeanneret
Le personnage, une jeune fille, s’adresse à son père : il ne s’agit pas d’une lettre d’adieu ou d’un message. C’est un essai, prévient-elle. Dans cette Moldavie ex-soviétique tout a la couleur et l’odeur de la merde, dit crûment la jeune fille. Et lorsque dans ce quotidien pénible se dessine enfin l’opulent profil d’une Europe de l’abondance, la désillusion arrive trop vite. Mais si le personnage ou l’auteur, en fin de compte, ne savent pas trop bien les raisons de ce cri, la souffrance est là, le ton est sincère et vrai.
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U.F. de Peca Stefan (Roumanie) 15h
traduction : Gabriel Marian
lecture dirigée par Dag Jeanneret
U.F., le héros (copié sur le modèle de l’Uncle Fucker d’une chanson anglo-saxonne à la mode) tue le temps et l’ennui que le monde lui inspire en pratiquant l’inceste avec son oncle et l’oncle de son oncle et en partousant avec ses anciennes amours. Prisonnier de sa dépendance à la télévision, il ne sait pas toujours (et nous non plus !) s’il est dans la réalité ou la fiction.
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L'AVION FUGITIF de Kamen Donev (Bulgarie) 17h
traduction : Tzena Mileva et Roumiana Stantcheva
lecture dirigée par Laurent Hatat
Un drôle d’avion détourné par un drôle de pirate qui rêve de mariage avec l’hôtesse et de pays chauds. Un prêtre saugrenu surgit de la soute à bagages pour célébrer le mariage. On rencontre aussi une cantatrice et son amoureux fou, Marguerite, Léopold, Rhamsès, une femme chef d’orchestre, des voyageurs resquilleurs… Autant d’individus étranges que de vies qui se croisent et se bousculent. Une comédie aigre-douce à l’écriture cinématographique, où la poésie et l’absurde côtoient la banalité des situations.
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L E C T U R E S - C O N T E M P O R A I N E S |
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Du 15 au 20 juillet à 17h Cave du Pape
Présentations de projets de création
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CHRIST SANS HACHE de Philippe Dorin samedi 15 à 17h
metteur en scène Michel Froehly
Compagnie L’heure du loup, Nîmes, Languedoc-Roussillon
En présence de Philippe Dorin,
Michel Froehly et Christine Joly,
Florent Nicoud, Désiré Saorin, Sylviane Simonet (comédiens)
Christophe Robin (administrateur)
Coproduction (en cours) : La Ferme de Bel ébat – Théâtre de Guyancourt. Avec le soutien du Théâtre de l’Est parisien
A l’issue de la lecture, présentation de Philippe Dorin, Itinéraire d’auteur n°9. (cf p. 24)
Un homme jure. Il tombe sur un couteau. Il tue une femme. Il trouve un type. Le type invente le monde. La femme ressuscite. Ils partent tous les trois. Ils font un petit cabaret, chantent des chansons pour faire venir quelqu’un. Mais le monde reste vide. Alors, ils s’installent dans un coin, organisent un petit monde à leur manière, se créent une famille de circonstance. Ils trouvent refuge chez une dame.
Philippe Dorin
Christ sans hache – quelle histoire !
Quelle place dans ce monde ? Comment s’y insérer ? Par des chants, par des rondes, par des boléros, par des envies, par des marchés, par des désirs, par des promenades avec Françoise Hardy, par des meurtres. Nous ne sommes pas que des clients, comme le désirent certains. Comment rêver un semblant de communauté, « A plusieurs c’est meilleur ». Comment quelque chose qui fait mal nous suit comme un boulet et qui s’appelle la mort.
Comment l’on ne saura jamais si le juste ou l’injuste sont justes ou injustes. Comment faire quand même, quand on n’a plus ou peu de moyens.
La ronde des démunis, mais qui ont encore de l’espoir.
Michel Froehly
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BUREAU NATIONAL DES ALLOGÈNES de Stanislas Cotton, dimanche 16 à 17h (projet de création)
metteur en scène : Vincent Goethals
Compagnie Théâtre en Scène, Roubaix (Nord-Pas de Calais)
En présence de Stanislas Cotton, Vincent Goethals
Solo Gomez (musicienne), deux comédiens (distribution en cours)
Ariane Braun (administratrice)
Isabelle Lusignan (collaboratrice artistique)
Coproduction (en cours) : Le Théâtre du Nord, Théâtre National Lille-Tourcoing Région Nord-Pas de Calais
éditions Lansman, 2002
Prix du Théâtre 2001 du meilleur
auteur dramatique
Prix SACD de la création théâtrale 2001
Rigobert Rigodon mène une vie sans souci : bon père, bon mari, fonctionnaire modèle au Bureau national des allogènes, centre de tri des étrangers. Seulement voilà, l’étrange envie prend soudain à « ce monsieur comme tout le monde » de sauter du sixième étage du ministère : geste fatal, état déplorable, désordre !
Pourtant, l’âme du défunt flotte encore parmi les vivants pour raconter ses derniers entretiens avec les immigrés clandestins, les sans-papiers, les réfugiés politiques, qu’il a reçus à son bureau et en particulier son étrange rencontre avec Barthélémy Bongo venu lui demander si, « en tant qu’être humain », il pouvait rester ici…
Une écriture héritée de la grande tradition satirique, celle qui corrode et vitriole sans faire la leçon, pour le seul amour de l’humanité. Stanislas Cotton est un poète en éveil, inventif et créatif, amateur de cocasserie, amoureux de la langue et des jeux de mots, un Belge francophone qui se souvient du Congo, du Rwanda, et qui aujourd’hui vit à Rome. Un poète-citoyen du monde en quelque sorte.
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LE LIEN de Laurent Mauvignier lundi 17 à 17h (projet de création)
metteur en scène : Laurence de la Fuente
Compagnie Pension de Famille, Bordeaux (Aquitaine)
En présence de Laurent Mauvignier, Laurence de la Fuente,
et Françoise Lebrun (comédienne), un comédien (distribution en cours)
Coproduction (en cours) : Office artistique de la Région Aquitaine
éditions de Minuit, 2005
Bourse d’encouragement du Ministère de la Culture et de la Communication - DMDTS
Il est parti voilà trente ans, avec l’idéal de la révolution, en tant que photographe de guerre, héros moderne de la vision, « couvrir » les conflits. Elle est restée dans leur maison, à collecter les lettres et photos qu’il lui a envoyées régulièrement. Elle l’a attendu, simplement. Elle va mourir et lui revient pour elle. Il y a ce lien qu’ils vont tenter de renouer, de retrouver, cet endroit aveugle de l’amour, en regagnant du même coup leur clairvoyance.
Comment faire pour que le temps fasse effraction, que la mémoire se mette concrètement en marche, que le passé redevienne présent, si tant est que le théâtre soit un lieu pour faire parler les morts ?
Pendant longtemps on ne verra que leurs yeux, leur regard. D’abord se reconnaître. Le temps de l’approche nécessaire, le temps que met la parole à reconstruire.
Éclairer les points aveugles, les recoins cachés, ce traumatisme premier, la guerre d’Algérie, le bruit de cette balle qui perfore la tête du suicidé, quand curieusement le massacre fait relâche...
Moments de surexposition. Visuels et sonores. Comment ils se démunissent, lui de son objectif, elle des photographies collectées, pour se regarder. Une mise à nu.
Laurence de la Fuente
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LE CŒUR N'EST PAS MODERNE
COMÉDIE-TANGO de et par Martine Drai, mardi 18 à 17h (projet de création)
Compagnie Martine Drai, Paris (Ile-de-France)
En présence de Martine Drai et Yves Arnault (comédien)
Coproduction (en cours) : Aide au montage de la Fondation Beaumarchais, Théâtre de l’Atalante, Paris
éditions Le bruit des autres, 2006
Ici je raconte comment des hommes et des femmes vivent leur pratique du tango. Différentes manières d’être homme ou femme, l’un ou l’autre ou les deux successivement.
38 séquences pour une vingtaine de voix. Certaines reviennent souvent, d’autres pas.
Ce n’est pas la reconstitution réaliste d’une soirée. Plutôt une sorte de courant de paroles, tel qu’il pourrait se fabriquer dans la mémoire de quelqu’un qui danse depuis longtemps.
Il y aura cinq interprètes : deux comédiens, deux danseurs, et moi-même. Nous travaillerons sur l’articulation de ce courant de paroles avec la musique, la danse, l’arrêt du mouvement, le silence. Et certaines gestuelles périphériques du tango qu’on ne montre pas en général dans le tango de représentation.
Le tout dans un esprit joueur, car il s’agit bien là, et avant tout, d’une comédie.
Martine Drai
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OUIMAIS ET AUTRES PIECES de Sébastien Joanniez, mercredi 19 à 17h (projet de création)
metteur en scène : Pascal Papini
Compagnie Les Trois Pilats, Avignon (Provence-Alpes-Côte d’Azur)
En présence de Emmanuel Baillet, Mathieu Boisliveau, Sylvie Boutley, Sylvie Espérance, Florian Goetz, Cécile Hoarau, Aurélie Pitrat (comédiens)
Elsa Lewin (administratrice)
Coproduction (en cours) : Le Théâtre des Bambous, Saint-Benoît de la Réunion
Aide à l’écriture du Ministère de la Culture et de la Communication-DMDTS
Au monde qui rampe jusqu’à nous, écorchant les coeurs, broutant les plus petits rêves, il faudrait dire non. Prendre une arme ou la fuite, défiler, manipuler des banderoles et des urnes, faire sauter la banque et la bourse, faire enfin quelque chose de moche. Puis, en attendant le grand jour, on se promène et les oiseaux, les fleurs, le sourire de la crémière, le salut du boulanger, on se surprend à croire, à vouloir y rester, au monde qui brille jusqu’à nous. Alors on fabrique quelque chose. On écrit sur une affiche : Ouimais, et on part en guerre comme ça, des mots dans la bouche.
Sébastien Joanniez
Les entités que nous propose Sébastien Joanniez sont inscrites dans le monde d’aujourd’hui. A la première lecture, elles nous semblent évoluer dans une marginalité sociale. Mais ses personnages ne sont pas les témoins de notre société contemporaine, ils portent en eux les maux, la douleur et la richesse de la condition humaine. Peu à peu, leur dimension profondément poétique nous apparaît : ils sont des figures d’anges, d’anges déchus de leur pouvoir d’anges. Touché par son sens du « tragique contemporain », j’ai envie de faire connaître cet auteur. Créer plusieurs textes, solo, duo, trio, œuvre symphonique. Il y aura des formes de proximité, de bar, d’autres nécessitant l’espace théâtral, des lectures, des contes.
Pascal Papini
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LITTLE BOY LA PASSION de Jean-Pierre Cannet, jeudi 20 à 17h (projet de création)
metteur en scène Christophe Rouxel
Compagnie Théâtre Icare, Saint-Nazaire (Pays de la Loire)
En présence de Christophe Rouxel, Jean-Pierre Cannet, et Romain Blanchard, Bénédicte Chevallereau, Sarah Viennot (comédiens),
Véronique Colin (administratrice)
Sophie Arnera (chargée de production)
Coproduction : Maison de la Culture de Loire-Atlantique
Avec le soutien du Théâtre de l’Ephémère, le Mans
éditions Théâtrales, 2005
Aide à la création dramatique du Ministère de la Culture et de la Communication-DMDTS
Prix d’écriture théâtrale de la Ville de Guérande 2005
Prix SACD de la dramaturgie francophone 2005
Une écriture sans scorie, audacieuse, poétique. L’histoire racontée est exceptionnelle et bouleversante ; l’idée de l’histoire fait exploser les genres connus des grandes histoires d’amour. La tragédie d’Hiroshima, qui est ici le fond terrible de la passion, transcende les personnages et en particulier Georges Kane et Ginko. Un amour pour l’humanité répond à un crime contre l’humanité. De cet amour naîtra Hibakusha, rescapée d’Hiroshima qui s’imposera dans cette histoire comme la fleur de cerisier dans la poussière de la bombe atomique, comme un espoir vaille que vaille poussant dans les tranchées et les charniers atroces du 20e siècle. Jean-Pierre Cannet ne quitte jamais cette tension tragique, ce choc considérable tout en laissant place à la légèreté des êtres et parfois à leur drôlerie.
Christophe Rouxel
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crédits photographiques :
pour toutes les photographies, © tous droits réservés
particulièrement, Janos Tery © Eszter Gyurjàn
Colère ! © Luc Jennepin (lucjennepin@libertysurf.fr)
Chartreuse © Alain Ceccaroli, commande de la Chartreuse
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