Né en 1964 en Suisse, Thierry Panchaud est auteur et metteur en scène. Dans la première moitié des années 90, il met en scène Controverse, L’arrivant, Simagrées et Marin marin, quatre de ses propres textes puis il se consacre à des expérimentations d’écriture dont Flux, roman brutaliste, et Ariane et le moteur (pour une masse en morceaux), poèmes et textes. Durant cette période, il publie aussi dans un fanzine genevois Tyson et Benz, une série de micro-récits et termine un recueil de nouvelles, Petites apocalypses adaptées au cinéma en 2003 par le réalisateur Robert Nortik.
En 2000, il revient au théâtre en créant à Genève Mieux vaut que rien d’Alexandre Friederich. La même année il écrit In vino vitae, une pièce qui traite de l’immortalité suivie de quatre autres pièces : Quelqu’un, Cordélia, Amen (Divertissement N°1) et Mode d’emploi (Divertissement N° 2), créée par l’auteur en 2003 à Genève. Il travaille actuellement à deux recueils de poèmes et textes, Fragments 23/10 pour une plaine à cartographier et Ensemble pour toujours. En mai 2005, il mettra en scène 9mm de Lionel Spycher au théâtre du Grütli à Genève.
Fin 2004, Thierry Panchaud réside à la Chartreuse où il écrit Félicité et Visages, les deux derniers volets de sa trilogie Témoignages. Accompagné du comédien Francesco Mormino, il revient en résidence pour répéter Partage (Témoignage I). La création aura lieu pendant le Festival Enfin seul du 2 au 28 octobre. Après le chantier Visages (Témoignage III) avec la comédienne Vokácová, présenté à Genève (Mottattom) et Paris (arcal), la création de Partage (Témoignage I) est la deuxième étape d’un projet global d’écriture et de mise en scène. Ce projet comprend les créations de Félicité à Paris et de Visages à Genève, une intégrale, Nos maisons ont-elles les pieds sur terre ? où la parole des quatre monologues de Témoignages I-II-III se croisent et, par résonances, se répondent comme des dialogues.
L’imaginaire fait-il partie du réel ?, spectacle multimédia en perspective historique sur les idéologies de la deuxième moitié du siècle dernier, viendra clore ce cycle consacré aux rapports de l’homme occidental avec l’autre, la parole et la violence.