REQUIEM (with a happy end) de Dominique Wittorski
Compagnie PETROUCHKA

 
   
petrouchka
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Texte et mise en scène, Dominique Wittorski.

Avec : Yves Arnault, Caroline Guth, Sylvie Gravagna, Alexandre Aflalo, Raphaël Almosni, Dominique Wittorski, (distribution en cours)

Assitanat mise en scène : Caroline Guth
scénographie : Thierry Grand
lumière : Sylvie Mélis
création sonore : Antoine Chao

     
   

résidence du 26 mars au 11 avril 2007

Nous avions accueilli en 2005 dans le cadre de notre collaboration avec la Fédération des ATP la création de Ohne, première mise en scène de l’auteur. C’est avec ReQuiem (with a happy end) dont Dominique Wittorski sera à nouveau le metteur en scène, que la compagnie revient en résidence de répétitions. C’est une occasion de collaborer avec Jacques Bioulès qui a programmé ce projet en novembre-décembre prochains au Théâtre du Hangar à Montpellier. Dans un univers d'humour noir et par un réalisme décalé et violent confinant à l'absurde, propre à l’écriture de Dominique Wittorski, ReQuiem soulève le problème du trafic d'organes et de l’angoisse de la fin de vie. Une réflexion sur le corps, la guerre, la science et la mort.
Dominique Wittorski a reçu pour cette pièce une bourse de création de CNL en 1998.

Hejdouk, le boucher, ne vendra plus de viande. Les armées en campagne ont bouffé le cheptel ! Pourtant, il faut vivre, non ? L’économie de marché n’a pas d'état d'âme. Hejdouk, le roi du beefsteak, deviendra le roi du scalpel. Il faut servir, non ? La pièce détachée a une seconde vie économique, et l’économie, c'est la vie ! Ses frigos serviront de lieu de stockage aux organes à transplanter récupérés sur les champs de bataille. Il récupère un fémur à réduire en poudre à cimentage, un foie qui n’a pas bu, une vésicule... De la vie qui se transmet, quoi ! La loi du commerce s’impose à tous. Et quand il n'y a plus de cadavres dus à la guerre, Hejdouk trouve du stock ailleurs... Il y a une demande ? Il assure l'offre ! Jusqu’au jour où lui-même devient demandeur, par la force des choses : l'âge et la maladie. Il est alors pris dans ce paradoxe : c’est au moment où cela lui sauverait vraiment la vie qu’il doute.
Sauve-t-on vraiment la vie ? Et alors, où décide-t-on qu’elle s’arrête ?
Qu’est-ce que le corps, qu’est-ce que l’esprit ?
Et puis l’âme dans tout ça ?