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MACHINE SANS CIBLE texte et mise en scène de Gildas Milin
Compagnie LES BOURDONS FAROUCHES
résidence de création du 4 juin au 22 juillet 2007 |
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CRÉATION au Festival d'Avignon, Les Rencontres d'Été de la Chartreuse |
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avec : Marc Arnaud, Morgane Bussière, Julia Cima, Rodolphe Congé, éric Didry, Déborah Marique, Gildas Milin
assistants : Yann Richard et Guillaume Rannou
costumes : Magali Murbach
scénographie : Gildas Milin, Françoise Lebeau
lumière : Bruno Goubert
régie générale : Éric Da Graça Neves
conception et réalisation du robot : Pascal Molina |
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Production Les Bourdons Farouches; Festival d’Avignon; Théâtre National de la Colline, Scène Nationale de Cavaillon, L’Héxagone - Scène Nationale de Meylan, CCAS, La Chartreuse-Centre national des écritures du spectacle
Production déléguée lelabo
La compagnie est subventionnée par la région île de France |
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Un homme a l’intention d’écrire sur l’amour et l’intelligence. Pour se donner des outils de travail, il convie quelques amis et connaissances à une séance d’enregistrement. Chacun se livre à l’exercice difficile, intime, de dire ce qu’il pense être l’amour, l’intelligence. Existe-t-il des ponts entre les deux ?
Il propose une expérience concrète sur l’amour à partir d’une expérience scientifique basée sur la théorie de l’empreinte de Konrad Lorenz. Il introduit dans le groupe un « générateur numérique aléatoire ». C’est un robot dont les déplacements, les mouvements et rotations répondent à la transcription de chiffres tombés au « hasard ». Il a été conçu pour vérifier l’influence de certains médiums sur sa trajectoire a priori chaotique. Par blague, autant que par curiosité, le groupe fait l’expérience d’envoyer des messages mentaux d’amour au robot pour voir si l’amour influe ou non sur sa trajectoire. Au cours de l’expérience, le comportement des êtres humains s’avère au moins aussi chaotique et irrationnel que celui de la machine.
(…) Il y aura des décalages entre des situations qui sont extrêmement réalistes et la façon de les jouer. à certains moments, on sera vraiment collés au réalisme, et à d’autres, ce sera presque dansé, par exemple. J’ai envie de continuer à interroger la porosité qui gagne entre le théâtre, la danse, la musique, les sons. (…)
Je suis très traversé par la réalité du fait que les sciences, des sujets aussi importants que l’amour et l’intelligence, le quotidien, le paranormal, tout le champ de la médecine, la psychiatrie, les techniques de réparation, tout ça, en ce moment, commence à dialoguer. Les gens, pour leur travail spécifique, vont glaner des informations chez les autres, des ponts sont dressés. La pièce parle de ça aussi, sans le dire de façon explicite. Les personnages sont très intrigués par l’histoire du robot, par l’expérimentation. Ça pose aussi la question de la communauté : que partage-t-on ? Quelles informations fait-on circuler entre nous ? Qu’est-ce qu’on vit ensemble ? (…)
Extraits de On ne badine pas avec la mort, entretien de Gildas Milin avec Frédérique Plain, Paris, septembre 2006 |
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© Philippe La croix |
Gildas Milin
Plasticien de formation et comédien sous la direction notamment de Stuart Seide, Philippe Adrien, Alain Françon, Jean-Pierre Vincent, Bernard Sobel, Julie Brochen… Gildas Milin est aussi auteur et metteur en scène depuis 1993. En 1995, il fonde la compagnie Les Bourdons Farouches avec laquelle il crée ses propres textes : L’Ordalie, Le Triomphe de l’échec, Le Premier et le dernier, Anthropozoo et L’Homme de Février (publiés aux Éditions Actes-Sud Papiers). Par ailleurs, il répond aux commandes du Deutsches Theater (La Troisième Vérité, inédit) et du Théâtre National de Strasbourg (Phineas Gage, inédit). En 2005, il crée à Copenhague Guerres de Lars Noren, pour les acteurs du Riksteater de Stockholm. Il est aussi fréquemment sollicité en tant que pédagogue notamment aux écoles du tnb et du TNS ainsi qu’à l’ÉRAC et à l’École régionale d’acteurs de Lille. Il anime également des stages pour des comédiens professionnels, récemment en collaboration avec Alain Françon. Au cinéma, il intervient sur le tournage de Lady Chatterley de Pascale Ferran et réalise son premier court-métrage Collapsar en 2007. Il est auteur associé au Théâtre National de la Colline en 2004 et 2008. |
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# vers le spectacle et le programme des 34es Rencontres d'été |
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