résidences de recherche et d'expérimentation
la permanence des chosesLA PERMANENCE DES CHOSES, essai sur l'inquiétude

de Sandrine Roche (Ile-de-France)
(En résidence du 25 février au 12 mars)

texte et mise en scène : Sandrine Roche
création sonore : François Sardi
création lumière : Laurent Patissier
avec : Myriam Assouline, Loïc Even, Sandrine Roche, François Sardi, Laurent Patissier


    Production déléguée Théâtre du Chaudron, Cartoucherie de Vincennes.
Avec l’aide à la création du Centre national du Théâtre.
     
   
     
   

Je travaille/cherche/écris sur le rapport physique que l’homme entretient au monde, dans une problématique sociale et communautaire : de quelle marge de manœuvre singulière et autonome l’individu dispose-t-il au sein de sa communauté ? Quelle part de libre arbitre dans ses choix et agissements ? À partir de quel moment sa liberté représente-t-elle un danger pour la cohésion sociale du groupe ?

La Permanence des Choses est un diptyque : deux monologues, construits comme les deux faces d’une même pièce, dans lesquels deux hommes se livrent selon deux angles de perception : visuel pour Carne, sonore pour Yèk mes trois têtes.
Le texte s’inscrit dans une recherche que je mène autour de l’écriture théâtrale, et qui tâtonne/cherche des points de jonction/explore entre la représentation graphique et la représentation scénique de la langue ; une écriture qui permet l’élaboration d’un objet dans lequel le récit et le sens jaillissent entre, d’une juxtaposition de lieux, temps, actions…
Entre les deux « monologues », les deux « styles », les deux « histoires », nous allons écrire une troisième partition, celle du plateau, en équipe. C’est exactement entre les réalités des corps, des mouvements, des sons, des images de ceux qui sont là, vivants et bien présents (les acteurs), confrontés à des mots et des histoires de ceux qui sont absents (les personnages) que va s’écrire et exister le récit, l’histoire, l’objet en représentation.