CLAIRE RENGADE

 
  parcours

 

 

 

Je suis née en 1971
J’écris pour le théâtre depuis deux ans.
Mon texte C’est comme Flash Gordon au début est lauréat des “journées d’auteurs de Lyon”, est inscrit au répertoire de “théâtrales” et publié aux éditions Comp’act (2003).
Je viens de recevoir une bourse d’encouragement à l’écriture de la DMDTS.
Comme metteur en scène, je dirige la compagnie Théâtre craie depuis 1996 où j’adapte, traduis et monte des textes de Philippe Minyana, William Pellier, Annie Zadek, Patrick Kerman, Lucien Suel, Nicolas Bouvier, Rodrigo Garcia, et mes propres textes.
Comme comédienne je joue depuis 1992 des textes de Tarkos, Artaud, Ritsos, Büchner, Molière, Lope de Véga, Gogol, Vincent Bady, Sylvie Bruhat, Fernando Renjifo, Beckett, Corneille, Césaire, Minyana, Vian, Ramon Gomez de la Serna, Rodrigo Garcia.
Je suis dirigée par Sylvie Mongin-Algan, Dominique Lardenois, Gwénaël Morin, Philippe Faure, Fernando Renjifo, Franck Giraud, Bernard Rozet, Nicolas Ramond, Guy Naigeon.
Je suis l’un des douze premiers compagnons sélectionnés en Rhône-Alpes pour une formation-emploi de comédien pendant deux ans (les trois-Huit, Maccoco-Lardenois cie), et j’effectue avant et après différents stages de voix, de théâtre, de danse.
Je suis par ailleurs diplômée de l’école d’orthophonie de Lyon, profession que j’exerce pendant deux ans avant d’enseigner à mon tour.

 

  pourquoi la résidence ? (le projet)
 

 

A mettre en scène l’acteur et les spectateurs autour
On est tous là à voir à regarder voir quoi
Cette histoire de voir donner à voir représenter
Puisqu’il s’agit de représenter
mettre sous les yeux plusieurs fois maintenant

En mars j’écris à la Chartreuse des histoires du voir

Ecrire à la Chartreuse c’est mettre en germe en gestation ce texte à mettre au monde
Ce n’est pas de la pseudo-histoire de conception ça commence par le désir
le texte naît de la permission
J’ai la permission d’avoir le désir d’être en résidence d’écrire de passer mon temps à ça
J’ai la permission de trimbaler plein de gens dans les mots et d’être seule à leur parler
En retraite avec des personnages qui s’entre-regardent sur le papier
J’ai la permission de rencontrer ponctuellement d’autres qui ont la permission de tout peindre en blanc et c’est valorisant c’est motivant tout ce papier blanc partout autour le bruit des feuilles déchirées des livres qu’on n’écrira pas

J’ai eu un jour des affinités monastiques
Parce qu’on n’y rompt pas le silence

Un lieu d’écriture devient un lieu générique
Il représente al principio
c’est en espagnol parce que c’est le début
Mais ça fait penser au prince

J’écris parce qu’il y a un lieu al principio
Tous les lieux sont contenus dans le lieu générique
Ecrire pour le lieu c’est l’incarner c’est la chair
C’est ce que je fais avec les acteurs
Ecrire dans le lieu c’est sonner c’est la résonance
La première caisse de vibration
C’est ce que je fais en solitaire à la chartreuse
C’est encore une histoire de son l’espace du cri

Claire Rengade

 

 

lecture

extrait de Nous, c'est juste des jeux