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Allée des mûriers
En janvier 2008 démarrent les travaux de restauration de l’Allée des mûriers, financés par la DRAC de Languedoc-Roussillon, maître d’ouvrage. Maîtrise d’œuvre : Thierry Algrin, Architecte en chef des Monuments Historiques.
Modernisée et solennisée en 1648, par l’édification du portail monumental dessiné par Royer de la Valfenière, pour servir de nouvelle grande entrée de la clôture, cette allée était depuis une dizaine d'années déjà plantée de mûriers qui furent incorporés à une composition architecturale dont les descriptions restent approximatives. Si le président de Brosses la décrit, en 1740, bordée de « quatre rangs de colonnes et de grands mûriers entremêlés ensemble », l’abbé Soumille, cinq ans plus tard, y voit « douze piliers de chaque côté, et de gros meuriers blancs d’espace en espace, qui forment deux berceaux de verdure ».
Au XIXe siècle, tout est arraché, et remplacé par une série de bâtiments témoignant des privatisations consécutives à la Révolution. La suppression des deux derniers de ces bâtiments fait l’objet de la présente campagne de travaux et permettra de restituer la configuration de l’âge classique, âge d’or de la Chartreuse.
La replantation de 18 mûriers, s’ajoutant aux 6 sujets toujours existants, restituera l’ordonnancement voulu au début du XXe siècle, en évocation des deux fois douze pères des deux fondations de la Chartreuse. C’est cet alignement qui sera privilégié, faute de certitudes concernant les dispositions d’origine (celles-ci feront ultérieurement l’objet d’une restitution pédagogique dans le cadre du programme de numérisation 3D).
Les 18 sujets de Morus Alba, d’une taille de 2m50, seront mis en place au début du printemps en vue d’être présentés au public à l’occasion de l’opération « Rendez-vous au jardin ».
Leur replantation donnera lieu à une souscription populaire (à lire sous peu) et à un soutien en mécénat de la société Botanic. |
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Allée des mûriers
D’intéressantes découvertes archéologiques ont été faites à l’occasion des travaux : toute la complexité de cet espace plusieurs fois remanié se lit désormais dans l’inflexion du mur nord. La destruction de ses appendices XIXe, qui occultaient une juxtaposition de murs parallèles, étroitement chemisés, a mis à jour un massif maçonné planté précisément au point d’inflexion ; ce rustique contrefort retenant les jardins du Prieur cachait un collecteur d’égout à l’étonnante qualité architecturale et dont l’usage et la datation conservent une part d’incertitude.
La plantation des arbres aura lieu à l’automne.
La campagne de plantation est réalisée grâce au mécénat de B.S.P./Groupe V.P.F. Revendeur-installateur de systèmes solaires photovoltaïques SCHÜCO. Étude financière (crédit d’impôt/subventions) + suivi administratif |