Ce séminaire a pour objectif d'interroger ceux qui ont, dans leur pratique professionnelle, fait appel au végétal, tant sur des sites archéologiques, dans la restauration de monuments historiques, que dans la création contemporaine. De larges débats permettront de s'interroger sur les vertus à la fois esthétiques, économiques et conservatrices du végétal au bénéfice du minéral. Une posture claire sera alors permise permettant de tracer les grandes lignes d’une politique raisonnée en matière de réciprocité minéral/végétal. Isolé ou en bosquet, en pleine terre ou en pot, de forme contenue ou bien libre, en banquette ou en parterre, ordonnancé en jardin ou bien en parc, le végétal revêt des apparences multiples et s’immisce sans crainte dans le vocabulaire de l’architecture, lui ouvrant même de nouveaux horizons.
Architectes, conservateurs, archéologues, botanistes, historiens, chercheurs… tous sont confrontés aux problèmes de préservation et de pérennisation du bâti et du traitement végétal à lui prodiguer. Il est avant tout nécessaire d’abdiquer de ce réflexe qui consiste à cloisonner l’espace et la pratique dévolus à l’un et l’autre pour mieux les réconcilier.
Ainsi, depuis la pousse spontanée sur les arases de la ruine jusqu’à la parure végétale délibérément mise en œuvre et construite, les exemples sont nombreux où la plante démontre sa force et son utilité, participant activement d’une action salvatrice sur le plan esthétique certes, mais également curatif et utilitaire. Car le monument est en désir permanent de dialoguer avec le végétal, chacun étant en capacité de servir l'autre, le situer, le magnifier et le grandir.
|