puce   DE LA PIERRE À L'IMAGE
     recherches et perspectives — Visite virtuelle de l'église baroque
 

église conventuelleL’image la plus emblématique de la Chartreuse est certainement celle de son église conventuelle à l’abside effondrée, encadrant l’impressionnante silhouette du Fort Saint-André. Une superposition qui aspire notre regard dans les vertiges du temps. Cette vision de ruine romantique occulte une période toute aussi saisissante : la splendeur baroque de l’édifice au XVIe et XVIIe siècle. Une église/musée célèbre dans toute l’Europe pour sa profusion de tableaux de maître. Aujourd’hui l’austérité minérale du lieu reste muette sur ces riches décors dispersés à la Révolution.

Seule une restitution en 3D pouvait rendre aux visiteurs le souvenir de cette opulence. Dans le cadre du programme national de numérisation, la visite virtuelle interactive de l’église est programmée cette année. Le projet est confié à l’UMR MAP (École d’architecture de Luminy) dont les méthodes et outils numériques ont fait merveille pour la reconstitution du cloître de Saint-Guilhem-le-Désert.
Sur écran, l’église retrouvera son chœur, ses dorures et son clair-obscur. La visite virtuelle permettra de retrouver in situ, entre autres toiles, celles de Philippe de Champaigne, de Nicolas Mignard et Enguerrand Quarton, dont les originaux figurent au musée Pierre de Luxembourg de Villeneuve lez Avignon et au musée Calvet d’Avignon. La très haute définition des prises de vue permettra une vision rapprochée des détails.

Cette opération valorise une longue campagne de travaux archéologiques et une étude exhaustive de l’Inventaire ayant fait l’objet d’une publication complète. Elle optimise une campagne de relevés de l’IGN qui a déjà numérisé en quatre ans 60 % du monument. Ce projet constitue la première étape d’un processus qui permettra de disposer d’une maquette numérique complète.
M.A.

   
   
  Appel à projet « numérisation 2008 » Mission Recherche et technologie du Ministère de la Culture et de la Communication. Avec le concours du Conseil Régional Languedoc- Roussillon, et du Conseil Général du Gard. Avec le soutien de l’Assemblée des Départements de France.